
notre histoire
Neuf années à Bastia, en Corse. Puis un nouveau chapitre en pleine garrigue à Lançon-de-Provence. L'histoire d'un atelier qui a choisi le calme et la nature pour continuer à faire les choses bien.
du crayon
au tatouage.
Le dessin a toujours fait partie de ma vie, depuis que j'ai su tenir un crayon. C'est probablement ce qui décide d'un parcours — pas un choix conscient, plutôt une évidence qu'on met du temps à reconnaître.
À l'âge adulte, je me suis tourné vers le graphisme — en autodidacte. Création de logos, mise en page de catalogues, retouche photo. J'ai travaillé plusieurs années à mon compte puis comme salarié. Le métier me plaisait sans me suffire ; il manquait quelque chose du geste, du contact direct, de la matière qui se transforme.
En 2015, j'ai décidé de me lancer dans le tatouage. Et avant même de toucher une machine, je me suis remis au dessin papier — une année entière, à reconstruire ma main, à retrouver le trait. Le tatouage commence bien avant l'aiguille.
J'ai fait mes premiers pas dans les Bouches-du-Rhône, d'abord seul, en autodidacte, puis dans deux shops successifs. Apprendre le métier en conditions réelles — la peau, la pression, la responsabilité de marquer quelqu'un pour le reste de sa vie.
neuf ans
en plein cœur
de bastia.
En 2017, j'ai tenté l'aventure corse. Je suis arrivé chez Antoine, du barbershop La Mauvaise Adresse, qui louait une vingtaine de mètres carrés à l'intérieur de son shop. C'est dans ce petit local que j'ai fait mes vraies premières années de tatoueur.
Un an et demi plus tard, en juillet 2019, j'ai ouvert avec mon épouse Lulu notre premier shop IMAGO — un petit local de 25 m² dans le centre-ville de Bastia. Lulu a démarré son apprentissage du tatouage à la même période. Nous avons construit le projet à deux depuis ce premier atelier, et n'avons jamais cessé de progresser — dans la pratique comme dans le développement du shop.
Pendant neuf années, j'y ai tatoué des centaines de pièces — du néo-japonais contemporain, de l'irezumi traditionnel, des projets sur-mesure portés sur des semaines, parfois des mois. La Corse a été un terrain d'apprentissage exceptionnel, à la croisée des cultures méditerranéennes et de la rigueur japonaise.
« Le tatouage, ce n'est pas seulement encrer la peau. C'est porter une représentation, une mémoire, un passage. »
Cet héritage de neuf années — la précision du trait, le respect du métier, la relation directe avec la personne tatouée — il vient avec nous en Provence. Rien ne se perd. Tout se transforme.


imago — la chrysalide.
Le mot imago a deux significations qui m'ont toujours frappé.
En entomologie, c'est le dernier stade de la métamorphose — l'insecte adulte, pleinement formé, sorti de sa chrysalide. La chenille devenant papillon, en est l'exemple le plus connu. C'est exactement ce qui se joue quand on pousse la porte d'un atelier de tatouage : on devient sa propre chrysalide, le temps d'une séance, et l'on repart un peu différent.
En psychologie, imago désigne la représentation intérieure que l'on porte de soi ou des autres. Un tatouage, c'est ça aussi : une image gravée, qui appartient à celui ou celle qui la porte — et que chacun interprète à sa manière.
Le nom est resté avec le déménagement. Lazyness × IMAGO, c'est la continuité d'une démarche : prendre le temps, accorder du sens, laisser la transformation se faire.
de bastia
à lançon —
vers la nature.
Après neuf ans en centre-ville, le besoin était clair : changer de cadre, ralentir, retrouver un rapport plus direct au geste. Un atelier de tatouage en plein cœur de ville, c'est du bruit, des passages, des sollicitations permanentes. La concentration finit par en pâtir — et la qualité d'écoute avec.
Le choix de la Provence n'est pas un hasard. Lançon-de-Provence se situe à 5 minutes de Salon-de-Provence, à moins de 30 minutes d'Aix-en-Provence et de Marseille — un carrefour discret, au cœur des Bouches-du-Rhône, avec l'autoroute A7 à portée de main mais loin de l'agitation des centres urbains.
L'atelier est désormais niché dans la garrigue provençale. Du calme, de l'espace, du parking sur place, et surtout : un cadre qui change tout pour l'expérience. On vient pour tatouer, mais on vient aussi pour le lieu.


Ce qui change avec le nouvel atelier :
- CadreGarrigue, calme, dépaysement total. L'atelier respire la nature à toutes les saisons.
- Accès5 min de Salon, 25 min d'Aix, 30 min de Marseille. Sortie A7 n° 26 Lançon. Parking gratuit sur place.
- FormatSéances uniquement sur rendez-vous. Une personne à la fois — pour vraiment se concentrer sur le projet.
- Ce qui resteLa même rigueur, la même attention au trait, la même obsession du sens — héritées de neuf ans de pratique.
deux univers,
une même
main.
Je travaille deux univers en parallèle, deux esthétiques qui se nourrissent mutuellement.
Japonais & néo-japonais
L'héritage de l'irezumi, traité avec une exécution contemporaine. Carpes koï, dragons, tigres, démons, fleurs de chrysanthème, vagues — pièces denses, lignes nettes, compositions de grande surface pensées pour vivre des décennies.
Floral & animalier illustratif
Un trait plus libre, plus illustratif — proche des planches naturalistes et des gravures anciennes. Herbiers, botanique, oiseaux, mammifères, insectes. Des pièces plus petites, plus intimes, à porter comme une étiquette du vivant.
« Deux univers, mais une seule obsession : le sens. Ce que tu portes, c'est ce que tu choisis de représenter. »
Flashs & projets sur-mesure
Je propose des flashs originaux dans les deux univers, dessinés ici, vendus à la pièce — chaque flash n'est tatoué qu'une seule fois. Pour les projets sur-mesure, le processus est simple : échanges en amont, dessin préparatoire, validation, puis séance(s). Je prends rarement plus d'un projet par jour — pour rester totalement concentré.